jeudi 27 août 2026

La libération de la Haute-Marne d'après les sources militaires (III) : la double offensive finale, 11-15 septembre 1944

L'entrée des spahis dans Montigny-le-Roi s'est faite "au milieu d'un enthousiasme indescriptible", souligne l'historique du 2e RSAR. (Photo P. Jacquemin/Collection CM 52).


La date du 11 septembre 1944 est marquée tout à la fois par l'offensive du 15e corps (provisoirement franco-américain), à l'ouest, et l'arrivée en Haute-Marne de l'armée B (française), au sud. Ainsi donc, la Haute-Marne a été l'un des territoires où a été réalisée la jonction entre les troupes alliées débarquées en Normandie et celles ayant pris pied en Provence. Sont ici surtout détaillées les opérations conduites par les troupes du général Jean de Lattre de Tassigny, celles - résumées - de la division Leclerc ayant été détaillées par ailleurs. 

11 septembre 1944

. A peine arrivé en Haute-Marne, le 15e corps du général Wade H. Haislip se porte en avant en direction des Vosges. Dépêchée de Belgique via Reims, la 79e DI progresse très facilement. Le 314th Infantry Regiment, arrivé le 8 septembre 1944 à Ferrière-et-la-Folie, passe par Chatonrupt et parvient en camions jusqu'à Charmes ; le 315th Inf Rgt, qui est à Poissons depuis trois jours, se porte à 2,5 miles à l'ouest de Neufchâteau (son 2e bataillon, qui est à Saint-Urbain, atteint Pargny-sous-Mureau) ; le 313rd Inf Rgt, qui a parcouru 300 miles pour arriver à Pansey, atteint Frenelle-la-Petite ; le 773rd TD Bn, qui est à Thonnance-lès-Joinville, parvient également à Pargny-sous-Mureau, etc.

. Le groupement tactique du colonel Paul de Langlade (2e DB) se met en mouvement depuis Bayel (Aube), entrant en Haute-Marne par Colombey-les-Deux-Eglises et Rennepont. Le franchissement de la Marne se fait par le pont de l'usine de Froncles et le pont de Vouécourt. Dans l'après-midi, le sous-groupement Minjonnet fait tomber la résistance de Prez-sous-Lafauche (le 12e RCA revendique 30 tués, 100 à 200 prisonniers ; les Français ont perdu deux tués dont un officier et quatre blessés) et entre dans les Vosges après Sommerécourt, tandis que le sous-groupement Massu coiffe Contrexéville. De son côté, le détachement Roumiantzoff, qui assure la flanc-garde Sud, se heurte durant son trajet à la garnison d'Andelot, perdant le char obusier Edith (deux spahis tués).

L'équipage du char "Pas-de-Calais" (2e DB) fait une halte à Marbéville. (Photo Mme H. Bedet/CM 52).


. Un rapport de l'OB West rend compte : "le II./Sich.Rgt. 95, depuis Chaumont, après avoir brisé une résistance à Treix à 18 h, [est] en progression sur Andelot"Cet évènement n'a laissé aucune trace ici dans les mémoires. Le document semble dire que c'est ce jour-là que ce bataillon est venu renforcer le kampfgruppe du lieutenant-colonel Wienkoop. 

. Depuis la veille, le général Fritz von Brodowski a établi son PC à Chassigny (il le portera le soir à Grenant). Cet officier qui servait dans le Massif central, à la tête de l'état-major principal de liaison n°588, est à la tête d'un gruppe qui s'est replié par la Côte-d'Or. Parmi les unités qu'il ramène vers l'Est ou qui se sont jointes à lui, figurent le IV./Sich.Rgt. 200 qui était localisé à Lyon en juin 1944 et qui est sur une ligne Ouest de Balesmes-sur-Marne - Piépape ; le Russen-Btl. 615 qui est établi entre Dommarien et Percey ; la batterie Gollek, etc. Le sud-est du département est constamment emprunté par des troupes en retraite. Opérant avec le maquis Henry (Bussières-lès-Belmont), un détachement du 2e bataillon (capitaine Samuel Meyer) du 1er régiment de France, qui se rendait au château de Saulles, se heurte en début de matinée à un important convoi allemand stationné à l'entrée de Belmont. Le major Teudesmann, chef du Sicherungs-Bataillon 671, est capturé. Au cours du combat, six soldats français sont tués. Ce convoi est mitraillé, à 16 h 05, par quatre ou cinq P-47, pendant 45 minutes. Les témoins parlent de 80 véhicules détruits, peut-être de 25 tués côté allemand. 

Des hommes du maquis Henry autour d'un canon abandonné, entre Grenant et Frettes.
(Photo A. Guillemin/CM 52).


. Le 11 septembre 1944 est le jour de la libération de Dijon par l'armée B (future 1ère armée française) débarquée en Provence le 15 août 1944. Le journal de marche du 2e régiment de spahis algériens de reconnaissance (RSAR, lieutenant-colonel Roger Lecoq), régiment qui éclaire la progression de la 1ère division blindée (général Jean Touzet du Vigier) en direction de Langres, signale que Prauthoy est atteint, ainsi que Longeau dans la nuit du 11 au 12. 

. Bloqué à Maisey (Côte-d'Or), le kampfgruppe Krappmann de Châtillon-sur-Seine (III./Sich.Rgt. 199, environ 450 hommes) ne peut rejoindre Langres. N'ayant pu être secouru par le II./Sich.Rgt. 95*, il se rend ce jour aux forces françaises composées de FFI et d'éléments de la 2e DB. 

* Intention à rapprocher du mouvement du même bataillon entre Chaumont et Andelot. Cette tentative de secours n'est-elle pas plutôt intervenue la veille (10 septembre 1944) ? 


 12 septembre 1944

. Auparavant établi à Normée (Marne), le 103rd Evacuation Hospital s'installe à Germay. Il y enregistre plusieurs décès de militaires de la 2e DB française.

. Dans le secteur du 15e corps, le groupement tactique V (général Pierre Billotte) de la 2e DB française, parvenu dans la région de Vignes-la-Côte et de Saint-Blin, a reçu la mission de réduire la résistance d'Andelot. La bataille a déjà été évoquée ici. Rappelons les principaux faits marquants : le matin, lancement au lieutenant-colonel Wienkoop d'un ultimatum de reddition avant 10 h ; à 13 h 45, préparation d'artillerie par l'artillerie du GT V et une batterie américaine ; à 14 h, assaut d'éléments du 3e RMT, de la 3e compagnie du 501e RCC, du 13e bataillon du génie, de la Compagnie Châtel (FFI) ; vers 15 h, libération des otages français en mairie. Bilan : le GT V revendique plus de 300 morts (le lieutenant Yves de Daruvar va jusqu'à écrire : 600) et 750 prisonniers (mais seuls les corps de 66 soldats allemands, tués du 1er au 12 septembre 1944, seront exhumés). Côté 2e DB, sept tués, 12 blessés. Par ailleurs, deux FFI appartenant à la force du major Bodington tombent lors de l'attaque d'une ferme près de Darmannes, non loin de la route Chaumont - Andelot. Dans la journée, d'autres unités de la division (1er RMSM, RBFM) sont à Bourmont.

Des soldats allemands capturés par des hommes du 3e RMT à Andelot. (Photo R. Dronne/CM 52).


. Vers 21 h, deux gendarmes chaumontais se rendent à Luzy-sur-Marne et invitent le curé, Louis Gradeler, à aller rencontrer le capitaine Guy de Schompré, de la 2e DB, près de Crenay. Ce dernier lui demande de se rendre le 13 au matin à Chaumont pour inviter le colonel allemand - ou un major nommé Schaber - à venir discuter de la reddition de la garnison, dans l'après-midi à Luzy. 

. Depuis la nuit du 11 au 12, les Allemands sont installés à Coublanc, Grenant, Saulles (où cinq FFI dont trois infirmières sont massacrés), Belmont... C'est le gruppe Brodowski. Le IV./Sich.Rgt. 200 est au Pailly, le Rus.Btl. 615 - qui enregistre ce jour quelques désertions - a son PC à Saulles et tient toujours la tête de pont de Dommarien. A 20 h, le général von Brodowski passe au PC de ce bataillon à Saulles, où se sont repliés les hommes du lieutenant Gissel qui étaient à Chassigny.

. Le 2e RSAR continue sa mission d'éclairage et de recherche de la liaison avec la 3e armée américaine côté Ouest et avec la 3e DIUS côté Haute-Saône. Vers 12 h, le pont de Dardenay est reconnu libre par les spahis, le canal de la Marne à la Saône est franchi, mais une patrouille constate que Dommarien, au nord de Dardenay, est tenu par les Allemands. Derrière les spahis algériens, le combat command 1 (CC 1, général Aimé Sudre) de la 1ère DB quitte la région d'Is-sur-Tille (Côte-d'Or) à 16 h 30. En début de soirée, le 2e escadron (capitaine Jean Fougère) du 2e régiment de cuirassiers manoeuvre avec la compagnie (capitaine Guinard) du 3e bataillon de zouaves portés et occupe Dommarien qui est évacué. Fougère signale que les ponts sur le canal sont détruits. Le lieutenant Gissel, du Rus-Btl. 615, confirme la progression française dans l'après-midi : "La sécurisation du pont à 4 km à l'est de Prauthoy, près de Dommarien, a dû être abandonnée aujourd'hui à 13 h sous la pression de deux chars ennemis. [...] Selon les indications d'un prisonnier, il y aurait 20 chars à Prauthoy. A Chassigny, nouvelle percée par deux chars. Conformément aux ordres, un repli s'est effectué vers Grenant."
    
Tandis que les cuirassiers s'assurent de Dommarien, le 4/2e RSAR pousse jusqu'à Saints-Geosmes où il se heurte à des armes automatiques* (19 h). Noidant-Chatenoy et Noidant-le-Rocheux sont reconnus libres.
    Plus à l'est, sur l'axe Champlitte - Bourbonne, le 3/2e RSAR (autos-mitrailleuses) du capitaine Etienne Ogier de Baulny atteint à 19 h 45 Genevrières (2e peloton du lieutenant Julien de Buzonnière) et signale que Grenant est défendu. La liaison est réalisée avec le 3e RCA. A 20 h, le 2/2e RSAR (capitaine André Ronot) est à Recey-sur-Ource (Côte-d'Or) et Auberive, le 4/2e RSAR (capitaine Robert Baudoin) à Noidant-le-Rocheux et Bourg, le 1/2e RSAR (capitaine Jacques Oster) à Cohons, le 3/2e RSAR (capitaine de Baulny) à Champlitte et Genevrières. Le PC du régiment est à Longeau, où s'est aussi arrêté le 2e cuirs.

. A 22 h, le général Touzet du Vigier, commandant la 1ère DB, vient à Longeau au PC du lieutenant-colonel Durosoy, chef de corps du 2e régiment de cuirassiers. Le plan d'attaque de Langres est décidé, en présence du général Sudre, commandant le CC1, du colonel de Grouchy, chef départemental FFI. En revanche, le commandant Pichard, délégué militaire départemental, n'a pas été prévenu et n'assiste pas à la réunion. Le 13 septembre, tandis que le 2e RSAR et le groupement Durosoy se dirigeront sur la citadelle par la RN 74, le groupement du commandant Michel Létang (chef du 3e bataillon de zouaves portés) débordera la ville par l'est.

* Où un officier FFI bourguignon, le lieutenant André Didier (Slim), est tué.


13 septembre 1944

    Cette journée est celle de la libération de Chaumont, de Langres et des premiers combats contre le gruppe Brodowski aux confins de la Haute-Marne et de la Haute-Saône. Ces différentes opérations sont donc présentées séparément.

Opérations de la libération de Chaumont

4 h : "la route de la Maladière et celle de Reclancourt virent s'écouler une horde feldgrau, tant en voitures qu'en vélos et même à pied" (témoignage : Roger Prouhet). C'est le début du départ de la garnison de Chaumont en direction de Nogent/Montigny-le-Roi, seule route vers l'Est encore ouverte après la chute d'Andelot la veille.
5 h 30 : une centaine d'Allemands harcèlent la 2e compagnie du maquis Duguesclin qui, la veille, s'est installée à Euffigneix lors de son mouvement sur Chaumont.
6 h 30 : les mêmes soldats attaquent les positions de la 3e compagnie du maquis à Villiers-le-Sec. Un FFI est tué. Les Allemands, qui auraient perdu trois tués et deux blessés, se replient à 7 h. Les actions d'Euffigneix et Villiers-le-Sec avaient sans doute pour but de couvrir le départ de la garnison chaumontaise.
Vers 7 h 10 - 7 h 30* : embuscade dans la côte de l'Abondance, entre Nogent et Montigny-le-Roi, contre des premiers véhicules partis de Chaumont (bilan : 10 tués, dont sans aucun doute le colonel Hans Grunert**, cinq blessés, 21 prisonniers).
Vers 8 h 45 : destruction des ponts de la Marne et du canal à La Maladière, après le départ de la garnison allemande (avec ses prisonniers américains). En revanche, les ponts de Chamarandes et de la Suize à Buxereuilles n'ont pas sauté.
Vers 10 h/10 h 30 : l'artillerie de la 2e DB, positionnée dans la région de Briaucourt, Chantraines, incendie le restaurant de la Chaumière, entre Brethenay et Chaumont, près de Condes.
Vers 10 h 30* : des soldats allemands venus de Montigny entrent dans Essey-les-Eaux, incendient 17 maisons (quatre habitants trouvent la mort). Nous savons aujourd'hui qu'il s'agit, non pas de SS comme il avait été rapporté, mais d'éléments du I./Luftnachrichten-Ausbildungs-Regiment 302 (Luftwaffe).
Midi : une section du maquis Duguesclin arrivée à Jonchery apprend que Chaumont a été évacuée. Aussitôt, les FFI se mettent en marchent. Ils passent sous le viaduc, remontent l'avenue Foch, transitent par la place Goguenheim, la rue Toupot et arrivent place de la Concorde, devant l'hôtel de ville.
Début d'après-midi : "A 14 h, le capitaine Dubois, commandant la prévôté [de la 2e DB], et le gendarme Salamana, montés sur la jeep de la prévôté opérant en liaison avec deux officiers de la sécurité militaire et le curé de Luzy, entrent à Chaumont que l'ennemi venait d'évacuer et avant l'arrivée des autres troupes de la division. A la demande du préfet, ils se rendent à Villars-en-Azois rendre compte au colonel commandant le GT D [Dio]" (journal de marche de la prévôté de la 2e DB). En effet, l'abbé Gradeler, qui n'a pu rencontrer d'officiers allemands (et pour cause, ils ont quitté Chaumont), est allé prévenir le capitaine de Schompré de ce départ. Il l'accompagne jusqu'à la préfecture. C'est un peloton du 5/1er RMSM et une section de la 2e compagnie du 13e bataillon du génie qui, venus de la direction de Châteauvillain, ont pu, malgré les obstacles (les débris du viaduc et un fossé antichars), entrer dans la ville à 16 h (horaire approximatif également donné par une Chaumontaise).
D'autres éléments de la division Leclerc viennent de la direction de Brethenay. Un témoin se souvient qu'un officier anglais - peut-être le capitaine Percy J. Harratt, dit Peter, du SOE - accompagne des FFI de Saint-Dizier. La 1ère compagnie (du Val), capitaine Victor Thérin, du Bataillon FFI de Saint-Dizier, qui vient d'occuper Briaucourt et Brethenay, précise qu'elle a atteint à Chaumont à 17 h 30 (deux sections) et à 21 h (deux sections).
La libération de Chaumont s'est faite sans un coup de fusil***.

* Horaires donnés par Pierre Ruault (Un maquis en Haute-Marne. Pincourt-le-Haut, 2004).
** Selon le maire d'Essey-les-Eaux, Joseph Champion. De son côté, Pierre Ruault écrit que le colonel touché était dans la première voiture, laquelle a pu arriver à Montigny-le-Roi où l'officier est décédé. Olivier Odelain, chroniqueur du village d'Essey, rapporte que le colonel a été tué par le lieutenant Robert Josselin, chef du maquis de Pincourt, lui-même tombé après l'embuscade.
*** Mais le lendemain, le capitaine René Schreiber, chef du maquis Duguesclin, trouve la mort lors du nettoyage de la ville.

L'abbé Gradeler dans la jeep du capitaine Dubois, en préfecture. (Collection La Haute-Marne libérée).



Opérations de la libération de Langres

6 h 45 : les pelotons du 4/2e RSAR se portent sur Saints-Geosmes où ils se heurtent de nouveau à une résistance. Le 1/2e cuirs (chars légers) du capitaine André du Boispéan suit derrière.
8 h : deux batteries d'artillerie du groupement du lieutenant-colonel Maurice Durosoy (CC1) se mettent en position et tirent sur cette résistance.
9 h 31 : les spahis abordent la résistance de Saints-Geosmes. Parallèlement, le 2/2e cuirs (capitaine Jean Fougère), la compagnie du capitaine Guinard (2e du 3e bataillon de zouaves portés), le peloton de TD Feller du 9e RCA (groupement Durosoy) entament le débordement de Langres par l'ouest, et le 1/2e cuirs (capitaine du Boispéan) le mouvement par l'est (Corlée, Peigney).
10 h : le lieutenant Bley (1ère section, 2/3e BZP) débouche de Noidant-le-Rocheux, traverse Vieux-Moulins et atteint Perrancey. L'horaire est donné par l'historique du 2e cuirs qui situe plutôt la fin de la résistance de Saints-Geosmes à 9 h.
10 h 30 : Saints-Geosmes est nettoyé par le détachement spécial du Groupe de commandos de France. Bilan : 25 à 30 prisonniers, un canon de 105 pris notamment. Parallèlement, le peloton de Mérode poursuit sa progression sur Langres. "Parvenu aux abords immédiats de la citadelle, il est pris violemment à partie par l'ennemi ; notamment un canon de 105, tirant à vue directe, qui prend la route d'enfilade. La voiture de tête commandée par le maréchal des logis Dillies muselle la pièce instantanément. Poursuivant sa progression, elle se heurte bientôt à la porte de la citadelle fermée, murée, et défendue encore à l'extérieur par des chevaux de frise" (source : "Burnous rouges tombeaux blancs").
11 h : le 1/2e cuirs (Boispéan) est arrivé au carrefour de la route de Vesoul et du canal.
12 h : les cuirassiers du capitaine Fougère, guidés par un civil (nommé Beaussant par l'historique du 2e cuirs), atteignent le carrefour des routes de Dijon, Neufchâteau/Vesoul et Chaumont, au nord de Langres. Une batterie est signalée au fort de La Pointe et une autre (avec des fantassins) à Hûmes.
13 h : réduction de la résistance de Hûmes par le capitaine Guinard (section Bley, deux pelotons), ainsi que par la compagnie FFI (capitaine Arnould Antoine) du maquis Max. L'historique du 2e cuirs parle de "nombreux tués", une vingtaine de prisonniers, la batterie de DCA hors d'usage. Du haut de la colline des Fourches indiquée par M. Lieger et dominée par la chapelle Notre-Dame de la Délivrance, les Sherman du capitaine Fougère tirent sur les convois ennemis en retraite. Le char Jourdan aura reçu 68 impacts à la fin de la journée. Parallèlement, le 1/2e cuirs atteint le pont de Peigney qui est intact (le lieutenant Henriot fait une quinzaine de prisonniers). Les 1 et 2/2e cuirs réalisent ensuite la liaison à la gare de Langres. Enfin, le 4/2e cuirs (capitaine Ardisson) est à Corlée. 
Le JMO du 3e BZP n'évoque pas l'opération de Hûmes. En revanche, il présente ainsi ses mouvements : "Le groupement Letang couvert par l'escadron André doit atteindre Langres couvert par une patrouille d'AM. Itinéraire : Saint-Michel, Heuilley-Cotton, Le Pailly, Noidant-Chatenoy, Balesmes, Corlée. Les AM rencontrent des résistances [au] Pailly, le village est occupé vers 11 h, quelques prisonniers sont capturés. La progression continue vers Langres. Corlée est atteint à 13 h 05".

13 h 30 : l'OG Christopher et des FFI du maquis Max se placent sous les ordres du colonel Lecoq. Des agents du SOE ainsi que des SAS du lieutenant Robert Walker-Brown (opération Robey, 2nd SAS regiment) participent également aux opérations.
14 h 15 - 14 h 30 : préparation d'artillerie (mortiers du 2e cuirs, canons de 105 du I/68e RAA) pour permettre la destruction de la porte murée par le génie (et les OG et FFI), couvert par les tirs des chars. Le capitaine de Rouville, officier de liaison d'artillerie, "est grièvement blessé par un coup ami" (JMO du 2e RSAR).
14 h 30 : déclenchement de l'opération. Le capitaine Baudoin, commandant le 4e escadron, est accompagné de quatre spahis, quatre sapeurs, et d'une ou deux AM. Cinq minutes plus tard, les Allemands ouvrent le feu. Les OG et FFI sont bloqués dans les fossés (parmi eux, sont blessés, durant l'après-midi, le sergent Borge Langeland, de l'OG Christopher, le lieutenant Curtenius Gillette, du SOE, les FFI François Grandpierre et Jean Bourcey - lire ci-dessous). Le spahi d'Aboville est également blessé.

Vers 14 h 40 (JMO du 2e RSAR) : "Profitant d'une accalmie, le capitaine Baudoin se lance en avant. L'ennemi n'attend pas ce moment. Toutes les armes crachent à la fois. Le capitaine fait encore quelques pas et s'écroule sur la route. Un homme du Génie se précipite jusqu'à lui et le relève, aussitôt assisté de Guillot et du lieutenant de Mérode [...]. Instantanément, le capitaine est transporté jusqu'à l'auto-mitrailleuse de Dillies qui le ramène dans nos lignes, tandis qu'un char du peloton Magdelain, Tartarin, commandé par le chef Labiste, passe la poterne afin de tenter de forcer le passage. Il est touché par un projectile anti-char et commence à flamber. [...] Grièvement blessé, le conducteur Demange parvient cependant [...] à ramener le char dans nos lignes. Quant au capitaine Baudoin, l'affreuse plaie qu'il porte à l'abdomen ne laisse aucun espoir au Dr Bouzonnie" ("Burnous rouges tombeaux blancs"). Le sacrifice de l'officier est vain : "Le Génie ne peut placer les explosifs" (JMO du 2e RSAR).
15 h : le capitaine Ardisson, qui est à Corlée, décide de pousser avec des jeeps jusqu'à Langres. Sur la RN 19, le peloton Gérard est arrêté par un fossé. Les jeeps contournent l'obstacle, atteignent la première porte (vraisemblablement les Auges) où les rejoignent les zouaves.
15 h 15 : devant la citadelle, ordre du lieutenant-colonel Durosoy de revenir sur ses positions. Le décrochage est terminé à 16 h.
Vers 15 h 30 : le capitaine Ardisson a pu passer la deuxième porte (Moulins). Les zouaves nettoient la ville. Le capitaine Robert Henry, chef du groupement FFI de Langres, indique à Ardisson que l'état-major ennemi est dans la Tour Navarre, près de la place Bel'Air. Après une intervention du char Saint-Raphaël, un drapeau blanc apparaît. Selon l'historique du 2e cuirs, deux commandants, deux capitaines et un lieutenant se rendent (un résistant parle également de 30 hommes). L'un de ces capitaines est convaincu d'aller négocier la reddition de la citadelle.
16 h : après avoir franchi la porte des Terreaux avec les compagnies FFI du lieutenant Lucien Lamy et du capitaine Antoine, puis établi la liaison avec le 4/2e cuirs, l'escadron Fougère dirige quatre Sherman (Dupleix, Davout, Desaix, Dunois), montés par la 3e section (aspirant Lhopitault) de la 2/3e BZP, jusqu'au pont d'accès de la porte Nord de la citadelle. Le Dupleix est touché à la chenille droite par un coup de 105. Le capitaine allemand entreprend alors de parlementer avec la garnison. "Le feu s'arrête à la vue de l'officier porteur du drapeau blanc" (historique du 2e cuirassiers). Un capitaine d'artillerie de la citadelle obtient que la garnison sorte en rangs et en armes.
18 h : sortie de la citadelle. Le récit "Burnous rouges tombeaux blancs" évoque dix officiers, 300 gradés et hommes. On est loin des 3 000 hommes annoncés le 9 septembre. En réalité, selon le commandant Pichard, le gros de la garnison a fui par la RN 19 puis la route Langres - Gray. De source allemande, le IV./Sich.Rgt. 194 est considéré comme "détruit" à Langres.
Bilan : le 3e BZP déplore six blessés (dont le sergent-chef Lorfranc, le sergent Salah ben Armor et le caporal Albert Arty, qui meurt de ses blessures). Le bataillon revendique neuf officiers et 188 hommes capturés. Le 2e RSAR déplore un tué (capitaine Baudoin) et cinq blessés dans la journée (dont le lieutenant Bonnafont).

Les Américains blessés devant la citadelle

Les rapports de mission alliés permettent d'apporter des précisions sur les blessures de deux militaires américains opérant avec les FFI. C'est le cas du technical sergeant Borge Langeland, un des soldats d'origine norvégienne composant l'Operational Group Christopher. Avec son camarade Aanonsen, Langeland progressait derrière un char français avec le capitaine Melvin J. Hjeltness, les lieutenants Hirtz, Fletcher et Forster lorsqu'il a été touché. Il "a reçu une balle dans la jambe, alors le capitaine Hjeltness l'a ramené à l'officier médical du groupe [...] De l'autre côté de la route se trouvait le capitaine responsable du peloton avec l'officier Jebdurgh qui était blessé. Le capitaine Hjeltness a également obtenu un traitement médical pour lui." Ce n'est pas un Jedburgh qui a été touché, mais un agent américain de l'OSS, le lieutenant Curtenius Gillette (Giuseppe), comme le raconte le rapport du circuit SOE/OSS Steady (ex-Glover) : "L'un des chars [...] revint avec le capitaine français étendu à l'arrière [le capitaine Baudoin]. Il avait été touché par une balle explosive, du sang coulait partout sur lui, et le capitaine Kitch [Darwin J. Kitch, chef du circuit, parachuté avec Gillette dans la nuit du 11 au 12 septembre] était d'avis qu'il était mort lorsque le char est passé. La personne suivante qui est revenue était Gillette, qui avait du sang coulant sur son visage, et il tenait un bandage sur son oeil. Interrogé sur l'endroit où il avait été blessé, il répondit près de la porte de la citadelle. [...] Après la mort du capitaine français, toute l'équipe a reçu l'ordre de se retirer."

Rue Diderot, des soldats allemands capturés à Langres sont escortés par des FFI.


Opérations contre le gruppe Brodowski

Selon Jean Spiro (Clovis), du corps franc du maquis Henry, une force allemande estimée à 1 000 hommes est retranchée dans le triangle formé par les RN 19 (Langres - Vesoul), la route Champlitte-Langres et la route La Folie - Frettes. Le Russen-Btl 615 défend Grenant.
11 h : l'escadron de Baulny (2e RSAR) a reconnu Fayl-Billot, le carrefour de La Folie, Pierrefaites, et Ouge (Haute-Saône). Le JMO du 2e RSAR signale que l'ennemi s'est replié sur Laferté-sur-Amance. Le corps franc du maquis Henry accompagne comme infanterie portée un peloton de cavaliers français et ramène onze prisonniers. Au vu de l'itinéraire emprunté (Savigny - Farincourt - Molay - Morey - Pisseloup - Fouvent-le-Bas), il s'agirait du peloton de Marancourt du 1/3e RCA, plutôt que du peloton Buzonnière du 3/2e RSAR tel qu'indiqué par Jean Spiro.
17 h 30. JMO du 2e RSAR : "Un scout-car du sous-lieutenant Lamy [escadron de Baulny] se heurte dans Fayl-Billot à une colonne venant de Langres. Il est incendié : l'équipage disparaît. Peu de temps après, trois camions allemands arrivent chargés de troupes au carrefour de La Folie. L'ennemi réussit à prendre position. Après deux heures de combat, Fayl-Billot est repris ; l'équipage du scout-car rentre dans nos lignes ; les camions boches sont en flammes ; l'ennemi est abattu ou pris (un officier et quatorze hommes). A 19 h, l'escadron en liaison avec le 3e RCA tient Pierrefaites, La Folie et Fayl-Billot où il fait de nouveaux prisonniers." 
    L'ouvrage "Burnous rouges tombeaux blancs" apporte d'autres précisions sur cet engagement : "Venant de Fayl-Billot, une colonne allemande arrive au carrefour [de La Folie]. [...] Renforcé des éléments disponibles [du peloton Alland], le PC de l'escadron ouvre le feu. Mais l'ennemi dispose de moyens puissants : trois mitrailleuses de 20 et un canon aussitôt en batterie balayent le carrefour. Le lieutenant Bonnabont est blessé. Peu de temps après, l'adjudant Faveral est mortellement atteint par une balle de 20. Pendant ce temps, l'infanterie ennemie, descendue de camion, manoeuvre le carrefour. Devant la gravité de la situation, le capitaine donne l'ordre au lieutenant de Buzonnière de renvoyer son obusier aux abords du carrefour et de se porter rapidement avec le reste de son peloton sur Bize et Fayl-Billot de façon à pouvoir atteindre l'ennemi sur ses arrières [...] Cette manoeuvre judicieuse permet l'anéantissement de l'ennemi. Lorsque l'équipage du scout-car rentre dans nos lignes avec le spahi Bitbol blessé, tous les camions allemands sont en flammes, de nombreux cadavres gisent sur la route et dans les champs. Quatorze hommes et un officier se rendent. Les autres prisonniers, au nombre de 40, seront capturés par le 5e RCA, du côté de Grenant, le lendemain."
    Le 3/2e RSAR a effectivement été engagé avec le 3e peloton (sous-lieutenant Gentien) du 1/3e RCA (lieutenant des Moutis), qui évoque huit prisonniers faits à Fayl-Billot. Grâce à l'excellent blog consacré au 3e régiment de chasseurs d'Afrique, nous savons que la journée du 3e RCA (lieutenant-colonel Fouchet) a également été bien employée : parti d'Is-sur-Tille, passant par Prauthoy et Villegusien-le-Lac, le 5e escadron (autos-mitrailleuses) du capitaine André (pelotons Brémon, Maurice, de Bellefon) a mis hors de combat le détachement allemand qui venait de quitter le château du Pailly (30 prisonniers, des tués et blessés) et fait six prisonniers à Bannes (mais le chasseur Raymond Bonnilla a été grièvement blessé). Quant au 1/3e RCA, avant d'aller renforcer la défense du carrefour de La Folie, il a reconnu Bussières-lès-Belmont et Belmont comme libres, mais repéré un canon de 155 mm et d'autres pièces de gros calibre à Saulles.
18 h : parti également de Côte-d'Or, le groupement A (commandant Rouvillois) d'un autre combat command de la 1ère DB, le CC 2, annonce qu'il a atteint la ligne Frettes - Argillières (Haute-Saône). Ce groupement comprend le 5e RCA, une batterie du III/68e RAA, la compagnie Puigt du 1er BZP, une section du génie.
19 h 30 : le groupement Rouvillois est désormais sur la ligne Genevrières - Farincourt - RN 19. Il confirme que Bussières est libre mais, contrairement au 3e RCA, estime que Belmont est tenu. La nuit est passée sur place à Frettes, Genevrières et la ferme de la Voisine, avant une action offensive le lendemain.
21 h : une reconnaissance de la 2e compagnie du 1er BZP trouve le village de Maatz libre. La 3e compagnie du capitaine Vianne reçoit l'ordre d'occuper la localité. Parti le même jour de Dijon, ce bataillon, sous les ordres du commandant André Barbier, appartient au CC 2 de la 1ère DB. Sa 2e compagnie (capitaine Le Huede) venait de nettoyer Coublanc. C'est alors qu'une reconnaissance de cette unité sur Grenant "se heurte à courte distance à un panzerfaust" (JMO du 2e BZP). Le sergent-chef Cohen est grièvement blessé, son chef de section, l'aspirant Raymond Chabrolle, 25 ans, est porté disparu - son corps affreusement mutilé est retrouvé le lendemain. Rappel : c'est le Rus.Btl. 615 qui défendait Grenant.

Chalindrey a également été libérée le 13 septembre 1944. (Photo H. Schneider/CM 52).


14 septembre 1944

Opérations contre le gruppe Brodowski


Selon Jean Spiro, l'ennemi tient deux poches : Maatz, Coublanc, Grenant et Seuchey (major Schrade), Saulles et Belmont (général von Brodowski). Le CC 2 du colonel André Kientz est chargé de les réduire. Le groupement Rouvillois a pour objectif Belmont.
8 h : les canons français tirent sur le village de Belmont. Jean Spiro, qui accompagne le groupement, voit des maisons brûler. Le nettoyage est réalisé par le peloton léger Bernard Destremau, le peloton moyen Dory, le personnel du peloton de 57 (Yves Hervouët) et les FFI du corps franc du maquis Henry. Le JMO du 5e RCA note que les convois "sont massacrés. Nombreux tués, plus de 200 prisonniers, quatre pièces d'artillerie, dont deux canons de 88". Trois FFI sont blessés.
Vers 8 h : parallèlement, le 3/5e RCA (capitaine Dumesnil) et la 1ère compagnie (lieutenant Puigt) du 1er BZP, partie de Frettes, relèvent le 2e peloton du 1/3e RCA et un peloton du 2e RSAR à Fayl-Billot. En effet, des fantassins allemands, appuyés par l'artillerie, ont mené une action offensive et occupé les lisières Sud du bourg. Comme la veille, chars et zouaves des sections Rieffel et Feltin vont intervenir. "L'ennemi se dérobe, il est serré de près (neuf prisonniers aux lisières Sud du bourg) et rabattu vers le carrefour de La Folie où la section Vand et l'escadron Dumesnil capturent près de 150 prisonniers dont deux officiers, en fuite devant notre attaque" (JMO de la 1ère compagnie du 1er BZP). Selon le récit du 3e RCA, une batterie allemande est également prise après ce combat.
9 h 30 : Grenant est également nettoyé, mais l'explosion d'un véhicule allemand blesse grièvement le lieutenant Roger Aubel (qui devait reconnaître Saulles), le sergent Dumont et deux zouaves. Aubel sera amputé de la jambe gauche. Dans la matinée, les zouaves du 1er BZP occupent Saulles, Rougeux, Grandchamp, Rivière-le-Bois.
10 h : le détachement Rouvillois rejoint le carrefour de La Folie après avoir nettoyé les bois au sud de la RN 19 (il a fait 70 prisonniers). Le récit du 3e RCA fait-il référence à cet évènement lorsqu'il indique que le peloton de Marancourt a de nouveau été opposé à une colonne allemande à ce même carrefour (croisement de la RN 19 Langres - Fayl-Billot - Vesoul et de la route Champlitte - Bourbonne) ? Bilan : 74 prisonniers, et des tués. A partir de ce jour, où le 5/3e RCA entre dans Varennes-sur-Amance, le régiment cesse d'opérer en Haute-Marne pour se battre en Haute-Saône : ce même 14 septembre, il entre dans Combeaufontaine, dans Jussey, et il réalise enfin la liaison avec des cavaliers américains.
En fin de journée, le 5e RCA est à Pressigny, Broncourt, Cintrey et Vitrey-sur-Saône. En deux jours, il a perdu un tué (maréchal des logis Guy Dallé), trois blessés (dont le sous-lieutenant Hervouët), et un char a été endommagé. Il revendique 600 Allemands tués, blessés ou prisonniers, sept canons pris.

La jonction entre Overlord et Dragoon - 14 septembre 1944

    Pour le 2e RSAR, la journée du 14 septembre 1944 est d'abord celle des obsèques, en l'église de Saints-Geosmes, du capitaine Baudoin, dont le 4e escadron passe sous les ordres du lieutenant Jean Viénot de Vaublanc. Puis les pelotons reprennent leurs missions, que nous résumons ici. Une résistance est réduite à Frécourt, où le radio Lemoine est blessé ; près de Bonnecourt qui est tenu, le peloton de Gastines se heurte à un détachement de cyclistes (le spahi Guelloula est mortellement blessé, les spahis Bustamente et Piot sont blessés, tandis que le 2e RSAR revendique quinze tués et quatre prisonniers), puis à quatre camions qui sont détruits par une auto-mitrailleuse, un obusier de 75 et un canon de 57. Puis sont occupés Bonnecourt, Montigny-le-Roi qui était évacué, Neuilly-l'Evêque... De son côté, l'escadron Ronot progresse sur la RN 19 et réalise la jonction avec d'autres spahis (ceux du 1er RMSM de la division Leclerc) à 2 km au sud de Chaumont, à Chamarandes.

Un half-track à Chamarandes, où a eu lieu la jonction entre le 2e RSAR et le 1er RMSM.
(Collection G. Veillerette/Club Mémoires 52).


15 septembre 1944

. Une opération de nettoyage dans un bois près de Pressigny par le 5e RCA - et le 1er bataillon du Charollais - se solde par de lourdes pertes : le lieutenant Tahar ben Ahmed Soukehal et le chasseur Araibia Ziane sont tués, deux hommes sont blessés (dont sans doute Naod Negbil, décédé le même jour), cinq sont capturés. Mais quatre chasseurs qui avaient été pris parviennent s'échapper.
. Les FFI du groupe de Larivière-sur-Apance, du maquis Charles (Varennes) et du maquis de Fresnoy entrent dans Bourbonne-les-Bains, où s'installe le lendemain le 2e RSAR qui a réalisé une nouvelle liaison avec le 1er RMSM à Clefmont. Les spahis quittent la cité thermale le 16. Si des soldats allemands continuent à être capturés, la Haute-Marne est définitivement libérée.

Sources principales : SHD, série GR 34 N, JMO des unités des 1ère et 2e divisions blindées - Archives nationales américaines (Nara) - Archives nationales - Burnous rouges tombeaux blancs, 1953 ((historique du 2e RSAR) - Alexandre KAMINSKI, Les batailles de la libération et de la revanche avec le 2e cuirassiers, 1948 - JMO du 2e RSAR et du 5e RCA, site Internet chars-français - blog du 3e RCA - Journal de marche du 588e état-major principal de liaison, janvier - septembre 1944 - club Mémoires 52, La Haute-Marne et les Haut-Marnais durant la Seconde Guerre mondiale, 2022.

Toutes les illustrations de cet article sont parues dans "1944 en Haute-Marne : l'album de la Libération", club Mémoires 52, 2004.








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